Adrian Mathews

Publié le 26 mai 2010 — par nitroglobus A
Catégorie(s) Biographies

Adrian Mathews was born in 1957, and brought up in South London, the oldest of four children. His mother is Czech (from Northern Bohemia) and his father English, a nurse and artist respectively. He attended St. Benedict’s School in Ealing, West London, and won a scholarship at Cambridge University, where he read English literature. After graduating (with a double first), he remained at the University as a Bye-Fellow of his college. Throughout his years in Cambridge, he was involved in student journalism, editing a weekly magazine, writing short stories, film and theatre reviews for a number of publications and developing a life-long love of cinema.

He has taken on a variety of part-time jobs since his early teens, from assistant in a DIY store to butcher, farm hand and voice actor, though his main career was in teaching. From 1983 to 1986, he taught English language and literature in French universities. On his return to England, he worked variously as Assistant to the Director of the National Poetry Secretariat, for the BBC’s ‘Radio Times’ magazine and as a teacher at Christ’s Hospital, the 16th-century “bluecoat” foundation in West Sussex. From 1988 to July 2001 he was a lecturer in English literature at London University’s Institute of Advanced Studies in Paris, the British Institute. In addition to teaching, he has been involved in journalistic, writing, broadcasting, copywriting and translating activities. In  1994 his critical history of 19th-century English literature, Romantics and Victorians, was published in Paris.

Adrian Mathews is a former prize-winner in the UK National Poetry Competition and his poetry has appeared in a variety of publications, including London’s Literary Review and The Independent. He has also published short stories, receiving early encouragement from writer Laurie Lee who awarded him first prize in a BBC short story competition; another story, ‘The Garden of Nails’ was published in the British Council’s anthology, New Writing 9. His first novel, The Hat of Victor Noir (1996), a mystery story set in Paris, has recently been re-issued to critical and popular acclaim in French translation.  His second novel, Vienna Blood (1999), won the prestigious Crime Writer’s Association Silver Dagger Award. It was also published in the United States and translated into German, Spanish and Japanese. His third novel, The Apothecary’s House (2005), was shortlisted for the CWA Ian Fleming “Best Thriller of the Year Award” and translated into French, German, Portuguese, Spanish, Russian, Hungarian and Lithuanian. An unabridged audio version of the novel was produced, read by the author.

La couverture du livre d'Adrian Mathews The Apothecary House

La couverture du livre d'Adrian Mathews The Apothecary House

Adrian Mathews presently works part-time as English-language advisor to the Centre for Strategic Analysis (the French Prime Minister’s policy-defining unit), and was responsible for the English text of EuroWorld 2015: A European Strategy for Globalisation (2008), a book commissioned by the French government, setting forth a strategic vision for post-2010 Europe to launch the French Presidency of Europe. He is also on the Louis Vuitton “City Guide” team, teaches a weekly course on contemporary literature and writes in whatever time is left. He has travelled widely, given readings in many countries and taught creative writing at the University of Sibiu in Romania. His passions include reading, watercolour painting, world cinema, photography, cycling, walking, wining, dining and horse-riding. He has now lived more than half his life in France and, with his daughter Lizzie, divides his time between Left Bank Paris and a remote 18th-century farmhouse in the Touraine region. He is presently completing a new novel, a thriller set in the rural wilds of Upstate New York.

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Qu’est-ce que la philologie ?

Publié le 16 mar 2010 — par nitroglobus A
Catégorie(s) Interventions, Philologie

Voici les définitions livrées par le blog de Abdeslam Slimani :

Article Larousse
Philologie :
nom féminin, (latin philologia, du grec)

  • Ancienne science historique qui a pour objet la connaissance des civilisations passées grâce aux documents écrits qu’elles nous ont laissés.
  • Étude d’une langue, fondée sur l’analyse critique de textes écrits dans cette langue.
  • Établissement ou étude critique de textes, par la comparaison systématique des manuscrits ou des éditions, par l’histoire.

« Une science des documents écrits
La philologie se définit comme la science des documents écrits, du point de vue de leur étude critique, de leurs rapports avec la civilisation, de l’histoire des mots et de leur origine. Elle est ainsi, en elle-même, une discipline complète. Outre son apport documentaire, elle caractérise indirectement une méthode de critique littéraire ; l’écrit doit être entendu de manière littérale – le mot inscrit sur la page –, et assurer, par une analyse lexicologique, sémantique, stylistique, le tracé de médiations qui permettront de dessiner une totalité : celle de l’œuvre, celle des œuvres, celle de la culture qui comprend ces œuvres.

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L’idée constante est que la singularité du texte écrit témoigne, par cet écart, de son insertion dans une histoire et dans un ensemble, qui ont une fonction régulatrice, mais qui sont encore aptes à recueillir cet écart et à être réformés par lui, suivant la suggestion de Leo Spitzer : « La déviation stylistique de l’individu par rapport à la norme doit représenter un pas historique franchi par l’écrivain ; elle doit révéler une mutation dans l’âme d’une époque. »
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La philologie antique

Les véritables créateurs de la philologie sont les grammairiens groupés autour des bibliothèques rassemblées par les souverains hellénistiques, à Pergame et surtout à Alexandrie : Aristophane de Byzance, Aristarque, Zénodote. Héritiers des sophistes, qui discutaient dans leurs écoles de l’interprétation des poètes et surtout d’Homère, ils se sont attachés à retrouver, dans la masse des variantes et des gloses, le texte authentique des grands écrivains du passé. L’érudition philologique s’efforce en même temps de trouver la clé de l’œuvre dans son référent : elle reconstitue des réalités disparues (d’Homère à Virgile ou Properce) « de crainte que le poème ne meure avec son référent » (M. Riffaterre, la Production du texte). Dès le IIe s. avant J.-C., les Grecs introduisent cette science (et ses méthodes) à Rome : au Ier s. avant J.-C., Varron fournit, dans son De lingua latina, un monument philologique qui restera un modèle jusqu’à la fin de l’Antiquité.

La renaissance littéraire du IVe s. après J.-C. s’est accompagnée d’une étude fervente des Anciens que l’on édita avec des commentaires : par exemple celui de Servius sur Virgile ou celui de Macrobe sur le Songe de Scipion. Avec le christianisme, qui ramène tout écrit à l’Écriture, la philologie antique tombe, en Occident, dans l’oubli, mais elle survit à Byzance : ainsi les sommes lexicographiques de Photios (VIIIe s.) et de Suidas (Xe s.), le commentaire des poèmes homériques par Eustathe de Thessalonique (XIIe s.) ou l’édition complète des œuvres de Plutarque par Maxime Planude (1260-1330).

L’étude philologique moderne

La Renaissance remet à l’honneur l’étude des Anciens et retrouve à cette fin les méthodes de la philologie antique, grâce en particulier à l’arrivée des savants byzantins chassés par la chute de Constantinople. D’autre part, l’impression et l’édition des textes conduisent tout naturellement à un travail de critique interne de ceux-ci, favorisé aussi par l’émergence du nouvel esprit scientifique : dès 1528, H. Estienne tient compte de la valeur respective des manuscrits qu’il imprime. À la fin du XVIe siècle, Scaliger et Casaubon développent la méthode philologique et ajoutent à leurs éditions des listes de variantes (apparat critique). Cette critique formelle des textes connaît aux XVIIe et XVIIIe s. un développement brillant aux Pays-Bas (Vosius, Heinsius, Grotius) et en Angleterre avec Richard Bentley (1662-1742). Le XIXe s. est dominé par la philologie allemande, représentée par C. Heyne (1729-1812), qui conçoit l’idée d’une « science de l’Antiquité » (Altertumswissenschaft), par F. A. Wolf (1759-1824) et ses disciples A. Boeckh (1785-1867) et K. Lachmann (1793-1851), qui affinent les techniques de la classification des manuscrits et de l’établissement des textes (méthode dite des « fautes communes »).

À la fin du XIXe s., le sens du mot philologie recouvre une certaine ambiguïté : si pour les uns c’est l’étude des documents écrits et de leur transmission, pour d’autres c’est « la science universelle de la littérature », ou bien « l’étude générale des langues ». En fait, la philologie, qui s’était constituée à l’époque de la Renaissance comme la première des sciences humaines, a fini par éclater, au fur et à mesure de l’émergence et de l’élaboration de celles-ci (histoire, linguistique, critique littéraire, stylistique). Son objet s’est à la fois restreint et précisé : aujourd’hui, l’étude philologique se réduit à l’établissement du texte, c’est-à-dire sa datation, son déchiffrement, sa critique interne (établissement des variantes et de la meilleure lecture), éventuellement son commentaire (références facilitant la lecture et appareil critique garantissant son authenticité). Toutes ces données peuvent être ensuite exploitées par l’historien, le critique littéraire ou le linguiste.

Philologie française sur le site de l’université de Lausane (Suisse).

Blog consacré à la critique littéraire. »


Au sens universitaire et historique, la philologie ne concerne bien évidemment que les textes et l’écriture. Qu’en serait-il d’une telle démarche élargie aux images et aux sons contemporains ?

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