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	<title>Un peu de philologie sauvage</title>
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	<description>Les yeux dans la cible</description>
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		<title>Tendance au mutisme</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2011 00:43:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nitroglobus A</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interventions]]></category>

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		<description><![CDATA[Il convient de laisser les riches s’enrichir et de s’apitoyer, de temps en temps sur les pauvres, les chômeurs et les jeunes qui sont laissés de côté…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Accablé alors que tu as un toit, un peu d’argent de côté ? Tu n’es pas sérieux ! Pourtant, on a une vague impression d’être inutile, car complètement transparent dans une société qui se plait  chérir les vérités toutes faites dans l’instant, sans réfléchir et avec la seule évaluation de sa propre situation, celle qui serait au centre de l’univers…</p>

<div id="attachment_130" class="wp-caption aligncenter" style="width: 274px"><a href="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/trait-champi-27061-S.jpg"><img class="size-medium wp-image-130" title="Le champignon des idées" src="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/trait-champi-27061-S-274x300.jpg" alt="Appuyez sur le champignon... La semence sera féconde et vous surprendra." width="274" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Dessin à l&#39;encre (40 x 50 cm)</p></div>

<p>Or, une idée qui flotte un instant, il est possible de la retrouver plus tard… Mais le développement de l’exposé qui permettra de faire passer cette idée dans une autre conscience, ou simplement d’informer, voilà qui reste un travail à mener dans l’urgence. Sans quoi les liens s’effacent peu à peu et cette restitution devient de plus en plus difficile. L’augmentation de la difficulté de ce travail de développement est bel et bien exponentielle tant la matière qui supporte cette pensée est molle et fragile, réceptive à toute nouvelle stimulation… C’est l’idée qui est en danger dès qu’elle ne peut plus pousser telle une plante, juste assez arrosée, bien fixée au sol.</p>

<p>Or voilà que celui qui a pour ambition de faire profession de donneur d’idée, même s’il ne fait qu’informer de celles des autres, se trouve plongé dans le grand bain et qu’il peine à prendre pied. D’où viennent donc ces difficultés ?</p>

<p>Dans les flots surabondants, ce monde dérive vers un libéralisme désinhibé, décomplexé et bien entendu, charriant une dose d’arrogance insoutenable, laquelle s’exprime dans tous ses rouages, des plus hautes fonctions administratives, jusqu’aux guichets, de moins en moins nombreux et de plus en plus encombrés, qui reçoivent encore le <em>pécus vulgus</em>, le public, le peuple, les gens, tous de plus en plus éparpillés, individualisés, mais pour pieux se fondre dans le liquide débordant les frontières de jadis et qui semblent pouvoir contribuer à lui faire accepter la médiocrité de sa situation.</p>

<p>Voici donc celui qui refuse cette médiocrité soumis à un surcroit de pression. Il se rend bien compte que les seules issues désormais acceptables sont de rejoindre l’un ou l’autre fan-club ; c’est à dire, au mieux et dans son domaine, de laisser aller ses propres idées au profit de celles de personnes déjà reconnues et qui ont exprimées les leurs.</p>

<p>Rien de grave répliqueront en cœur les préfets, commissaires, recteurs, directeurs, chefs et sous-chefs et jusqu’aux agents administratifs siégeant aux guichets et fiers d’exhiber leur pouvoir sur les choses et les gens. La société qui s’administre comme une entreprise se justifie : au nom de l’efficacité, il convient de limiter les voies détournées, de faire taire les voix discordantes, de n’accorder de place aux quémandeurs qu’après un examen attentif de leur test de graphologie ou de leur signe astral. Il est bon de se montrer plus effarouché qu’une biche redoutant le chasseur criminel lorsque se présente un candidat potentiel affublé d’une coupe de cheveux non conforme, trop gros, ou trop maigre, trop jeune ou trop âgé, trop chic ou trop négligé, ayant choisi la mauvaise couleur pour sa cravate ou son tailleur, doté d’une voix trop forte ou affublé d’un défaut de diction, d’un grain de beauté, d’une coquetterie ou, signature d’un extrémisme néfaste et dangereux, ne portant aucun vêtement, chaussures ou accessoires qui soit « de marque ». Il va sans dire que bien souvent ce dernier défaut s’accompagnent d’un trop plein d’expériences pour le môns rédhibitoire.</p>

<p>À l’heure où fleurissent les cabinets de conseil se vantant de réduire nos impôts à coup d’investissements dans la pierre et le sable, notre seule liberté serait de réduire nos charges, nos coûts, notre empreinte carbone, laquelle devrait fondre comme nous-mêmes deviendrions transparents, cette fois au nom de la cause majeure, celle de la préservation de l’environnement et de la nécessaire efficacité qui en découle. C’est bien la loi du rendement maximum qui continue, mais à la mesure de l’urgence absolue attribuée à la situation de notre belle planète, une loi érigée en dogme universel. Et cette idée s’applique au besoin au mépris des valeurs de solidarité, pourtant tout aussi constitutives du genre humain.</p>

<p>Oui, il est solidaire de commencer par payer ses impôts à un état qui devrait redistribuer les richesses au bénéfice des plus démunis. Mais chut, on est bien loin de ces préoccupations… Si l’on ne peut plus profiter de SES avantages, alors où va-t-on ? C’est un principe de classe qui ne se discute pas : ce qui est à moi est à moi et j’en profite même jusqu’au bout, au nom justement de l’efficacité nécessaire à la préservation de MA planète.</p>

<p>Inutile de s’encombrer de valeurs obsolètes. Inutile de prendre en compte mon voisin bizarre et chômeur, inutile de faire de la place à l’obèse ou de se montrer prodigue avec l’efflanqué, inutile de pleurer sur le jeune désœuvré ou le vieux sans retraite, inutile d’éviter de copier les plus riches que soit jusque dans leurs costumes, même si ces signes de reconnaissance de classe sont généralement payés plusieurs mois d’un salaire de caissière de supermarché… Inutile d’aider le travailleur étranger aux limites de la légalité et toujours en survêtement, inutile de s’embrouiller l’esprit avec l’habitant des cités, les peaux trop foncées, trop jaunes ou trop claires, ceux qui beuglent dans la rue ou ceux qui chuchotent dans les conseils d’administration. Faisons fi du travesti prostitué, de l’intégriste, du gauchiste ou du partisan de la droite extrême : le jeune qui pille les magasins au Royaume Unis n’est qu’un représentant de la « chienlit » honnie de notre général national et il convient de rappeler à l’ordre ses parents. Des jeunes qui ne savent pas être polis et qui attendent que les allocations tombent sur leur compte sans qu’ils aient à lever un doigt de leur console. Des jeunes dont on affirme qu’ils ne sont pas « british », comme ceux des émeutes de 2007 en France n’étaient pas franchement français. Aucun lien entre les deux ? Non, vraiment… Les « indignés » espagnols, les manifestants grecs ou les Syriens torturés pour être devenus des traitres au régime, ils sont tous différents. Que chacun s’occupe de ses propres affaires et ainsi, il n’y aura plus rien à dire. Les politiques s’appliquent à classer, individualiser les déviances jusqu’à inventer des particularismes, quitte à les relier à un défaut d’éducation ou de culture, une lacune à l’endroit essentiel de la fierté nationale…</p>

<p>Rien à signaler donc si ces affaires concernent le démantèlement du dernier obstacle à la liberté que représente l’état, ses fonctionnaires. D’autant que ces derniers sont eux-mêmes convertis au service des riches qui veulent s’enrichir encore. Les quelques valeurs morales rescapées de cette marée sont certes héritées d’un passé glorieux, mais qui est sans cesse ébranlé dans ses confrontations avec les valeurs des économies qui évitent de les appliquer.</p>

<p>Il est vrai qu’aujourd’hui, tout le monde peut s’exprimer, et ce blog le démontre, mais encore faut-il que cette expression reste dans la sphère qui lui est assignée, que ce soit au nom de l’efficacité ou au nom d’un principe d’organisation de la parole : chacun à sa place, sinon, c’est le chaos et l’anarchie !</p>

<p>Bien sûr, il est souhaitable de ménager une place à ceux qui ont le savoir, les techniques, les facultés, le pouvoir… Mais seulement avec parcimonie et « discernement », sans quoi l’ordre social risquerait d’être détruit et il convient de laisser les riches s’enrichir et de s’apitoyer, de temps en temps sur les pauvres, les chômeurs et les jeunes qui sont laissés de côté… Or, comment s’acquiert cette légitimité ? Il faut avoir de l’expérience et pour ça, le pouvoir de s’exercer, de laisser fleurir la pensée au hasard des combinaisons et loin de la pression de cette « gestion efficace » des choses et des gens.</p>

<p>Voilà la barre placée toujours plus haut pour les plus éduqués de ces exclus, ceux qui ont appris l’exigence des disciplines, des sciences et des arts. Cependant, l’exigence de qualité, elle, semble dans les faits sombrer au plus bas…</p>

<div id="attachment_128" class="wp-caption aligncenter" style="width: 204px"><a href="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/Trait-nitro023.jpg"><img class="size-medium wp-image-128" title="Complexe social grave" src="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/Trait-nitro023-204x300.jpg" alt="Dessin de formes enchevêtrées" width="204" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Dessin à l&#39;encre (35 x x40 cm)</p></div>

<p>L’avalanche d’images de basse qualité, de mauvais textes et la consommation effrénée de ces mêmes productions médiocres qui ont envahi notre quotidien à coups de tablettes et autre « smart phones ». Devant cette masse envahissante, il est décidément plus commode de consommer que de s’échiner à dénicher les perles dont la qualité constituerait une source de progrès et cela, pour en soutenir les auteurs.</p>

<p><a href="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/Claude-S.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-129" title="Nitro" src="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/Claude-S-200x300.jpg" alt="autoportrait" width="96" height="144" /></a></p>

<p>Pour le professionnel des idées qui se trouve tel un bâton planté sur une plage de sable à la marée montante, le sol se dérobe à mesure que progresse cette masse d’information dont certains prétendent se nourrir exclusivement. Il n’est déjà plus temps d’accumuler d’autres pelletées de sable qui, de toutes façons, ne feront que retarder l’échéance. Inutile donc de lâcher dans le tumulte de la vague la dernière perle de sa pensée. Non, il est plus urgent d’apprendre à nager.</p>

<p>Libérons nous de la parole, le temps que la mer se retire, tout du moins…</p>
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		<title>Le système D planétaire</title>
		<link>http://blog.reycom.org/archives/114</link>
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		<pubDate>Sat, 29 May 2010 15:31:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nitroglobus A</dc:creator>
				<category><![CDATA[Philologie]]></category>
		<category><![CDATA[cités]]></category>
		<category><![CDATA[collectif]]></category>
		<category><![CDATA[conscience]]></category>
		<category><![CDATA[écologie]]></category>
		<category><![CDATA[modernité]]></category>
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		<category><![CDATA[virtuel]]></category>

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		<description><![CDATA[Une réflexion de G. Manvussa qui a vécu les horreurs de la guerre en fréquentant les cinémas, mais qui sait ce que signifie le jeu collectif. La débrouille d'aujourd'hui, c'est de se donner bonne conscience avec du collectif planétaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_115" class="wp-caption aligncenter" style="width: 300px"><a href="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/ecole1885.jpg"><img class="size-medium wp-image-115" title="ecole1885" src="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/ecole1885-300x227.jpg" alt="Ecole religieuse de fille - année 1885" width="300" height="227" /></a><p class="wp-caption-text">Sortie du cours de morale</p></div>
<p style="text-align: justify;">Il y a soixante ans, ma mère notait dans son cahier d’écolière : « Seuls les égoïstes recourent au système D ». Surprenante leçon qui orientait les bambins vers les solutions communautaires plutôt que celles qui se limitent à l’individu. Mais la débrouille, c’est pourtant primordial en ces temps de disette et de chômage… La morale aurait donc tourné ?</p>
<p style="text-align: justify;">On le savait depuis la chute du Mur, mais la morale aurait aussi accompli une sorte de révolution silencieuse : aujourd’hui, qui se soucie vraiment de sa communauté ? J’entends bien, de sa famille, de ses amis, de ses relations professionnelles, de son quartier, de son village, de son département, de sa région, de son pays, de l’Europe, du monde et de la planète… Ah oui la Planète !</p></p>

<p><div id="attachment_116" class="wp-caption aligncenter" style="width: 300px"><a href="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/tri-selectif.jpg"><img class="size-medium wp-image-116" title="planete" src="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/tri-selectif-300x273.jpg" alt="Conscience globale de proximité" width="300" height="273" /></a><p class="wp-caption-text">Conscience globale de proximité</p></div>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes nombreux à trier nos poubelles et fermer le robinet avant de se brosser les dents ; nous sommes nombreux à attendre la voiture électrique, la maison sans chauffage, l’énergie éolienne et solaire et nous espérons tous sauver les ours blanc qui se cramponnent aux icebergs fondant comme le glaçon du soda siroté à la terrasse d’un café. Cette conscience élargie est tellement belle que nous avons l’impression de soutenir le Monde à nous seuls, de sauver les ours blancs de la noyade et de permettre aux enfants d’Afrique de se laver eux aussi les dents… La voilà notre solution collective, notre solidarité universelle, notre conscience écologique. Hourra, le monde a besoin de nous !</p>
<p style="text-align: justify;">En plus, pas de problème si, à un moment ou un autre, nous oublions un bout de pizza dans le carton ou balançons la bouteille de Bordeaux de la veille avec les restes du dîner, il y a des employés qui rattraperont le coup. Et puis c’est encore mieux, car ça donne du travail aux chômeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, décidément cette solution collective a de multiples avantages, à commencer par la bonne conscience qu’elle offre sur un plateau. À la limite, on se demande pourquoi il faudrait s’occuper du reste : on est tellement bien à regarder l’île de la tentation sur le plasma du salon, même s’il faut retarder nos vacances aux Seychelles pour je ne sais quelle raison inexcusable, pirates des mers ou volcan islandais. Même s’il faut faire un léger effort pour réaliser enfin cet investissement locatif qui, grâce à la loi Scellier, nous permettra de ne pas payer d’impôts pendant neuf ans, nous croyons au progrès qui s’annonce toujours plus écologique, plus tentateur, plus riche, bref, plus jouissif !</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, nous avons inventé l’écologie jouissive et solidaire, mais surtout jouissive, car c’est là une préoccupation essentielle. Sans elle, la vie n’aurait pas de sens… Certes, il faut consentir également à payer plus cher l’essence, le chocolat solidaire, les légumes biologiques ou les dosettes de café, mais les Chinois travaillent dur pour faire baisser les prix. Grâce à eux, nous venons d’offrir le dernier cri de la technologie à belle maman, après l’avoir essayé nous même. Oui, les « i » se multiplient dans les noms de nos objets indispensables. Ce n’est pas grave. C’est comme le bout de pizza oublié : du virtuel, du rêve, de la connexion avec le monde entier, pour nous faire connaître et faire valoir nos qualités écologiques d’adepte du développement responsable (un peu), durable (surtout).</p></p>

<p><div id="attachment_117" class="wp-caption aligncenter" style="width: 135px"><a href="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/ipad.jpg"><img class="size-full wp-image-117" title="ipad" src="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/ipad.jpg" alt="la tablette indispensable" width="135" height="98" /></a><p class="wp-caption-text">Bien plus qu&#39;une tablette</p></div>
<p style="text-align: justify;">Qu&#8217;importe si en Chine, des ouvriers se suicident lorsqu&#8217;ils sont dépassés par les cadences, l&#8217;essentiel est que nous puissions continuer de consommer pas cher &#8211; tout en sachant que nous serons de moins en moins nombreux à pouvoir le faire&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, nous sommes très économes, surtout lorsqu’il s’agit de nos sorties : pas besoin de cinéma, de théâtre, de concert ou de spectacle puisque nos soirées sont occupées par l’écran plasma et nos nombreux films téléchargés. La culture, pour nous, c’est plus grand, plus bleu, plus fort et plus proche de la Nature avec un grand N. La liberté est dans le rêve écologique et pour elle, nous sommes prêts à nous battre, mais plutôt par l’entremise de nos Avatars, tellement plus bleus, plus forts… Décidément, la meilleure écologie est virtuelle. Bien sûr, il suffit de donner à tous les enfants des Wii, des ordinateurs, des films piratés et des écrans à cristaux liquides &#8211; moins chers que le plasma. Les pauvres trouvent ainsi des petits plaisirs chez eux, dans leurs cités. Ils n’ont plus besoin de se déplacer, de partir en vacances, de s’offrir une maison de campagne puisqu’ils peuvent manger des pizzas, télécharger, jouer à la guerre, jouir à l’infini sans quitter leur divan. D’ailleurs ils en profitent et en abusent puisque leur poids ne cesse d’augmenter et que bientôt, ils ne pourront plus jouer au foot entre les tours des cités, lancer des cailloux sur les policiers ou passer des moments exaltants dans les caves à faire tourner la caïra des cités voisines. Voilà une belle solution collective pour occuper les pauvres.</p></p>

<p><div id="attachment_118" class="wp-caption aligncenter" style="width: 207px"><a href="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/Bobo.jpg"><img class="size-medium wp-image-118" title="Bourgeois bohèmes" src="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/Bobo-207x300.jpg" alt="Le look des Bobos" width="207" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Bobo dans la tête</p></div>
<p style="text-align: justify;">Nos plages sont libérées, nos stations de ski toutes entières offertes à notre glisse magistrale, nos routes désengorgées et le climat soulagé de quelques émissions nauséabondes. Bref, ce nouvel ordre mondial ne présente que des avantages et, qui plus est, des avantages COLLECTIFS !</p>
Gérard Manvussa.</p>
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		<title>Les journalistes scientifiques</title>
		<link>http://blog.reycom.org/archives/109</link>
		<comments>http://blog.reycom.org/archives/109#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 26 May 2010 08:03:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nitroglobus A</dc:creator>
				<category><![CDATA[Métier]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[informations]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[journaliste]]></category>

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		<description><![CDATA[Gaëlle Surson de la RTBF mène une enquête sur la profession de journaliste scientifique. 1. Quels sont les avantages et/ou les inconvénients d’avoir une réelle formation scientifique pour travailler, actuellement, dans le domaine du journalisme scientifique ? Les avantages : -        Une compréhension plus rapide des propos des spécialistes, surtout si le domaine de la formation initiale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="mailto: gasu@rtbf.be">Gaëlle  Surson</a> de la RTBF mène une enquête sur la profession de journaliste  scientifique.</strong>
<p style="text-align: justify;"><strong>1.  Quels sont les avantages et/ou les inconvénients d’avoir une réelle  formation scientifique pour travailler, actuellement, dans le domaine du  journalisme scientifique ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les  avantages : </strong></p>
<p style="text-align: justify;">-         Une compréhension plus rapide des propos des spécialistes, surtout si  le domaine de la formation initiale recoupe celui du sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">-         Une base de connaissance qui peut initier des comparaisons (si la  formation et le sujet n’ont qu’un rapport éloigné).</p>
<p style="text-align: justify;">-         Une possible ouverture vers des postes de journaliste (très)  spécialisés (dans des revues primaires, destinées à d’autres  scientifiques spécialistes notamment).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les  inconvénients :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">-         Une fermeture pour des postes de journaliste généraliste ou pour  certains types de vulgarisation : la spécialisation peut faire peur à  certains confrères qui craignent leur mise en concurrence.</p>
<p style="text-align: justify;">-         Une base de connaissance trop importante qui tendrait à faire baisser  l’enthousiasme nécessaire pour aborder certains sujets : on en sait déjà  assez, ou on a cessé de s’y intéresser après son diplôme, ou encore (le  pire), on se dispense de poser certaines questions croyant connaître la  réponse sur la base de trop vagues réminiscences.</p>
<p style="text-align: justify;">-         Une compréhension trop rapide des propos du spécialiste qui font croire  à ce dernier qu’il est inutile de s’attarder sur des détails, alors que  certains détails sont importants.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bref</strong>, si  l’on a la chance d’avoir une formation initiale, il faut travailler à  l’oublier au plus vite, ou changer totalement de sujet. Ce qui fait  l’intérêt d’un article de vulgarisation est son angle particulier. Si  elle ouvre généralement une perspective dans une direction donnée, une  formation initiale poussée occulte une partie des points de vue. Tout au  plus pourrait-on lui reconnaître un intérêt au niveau de la  vulgarisation, éventuellement nécessaire, mais le « comment ça marche »  est généralement un angle très rébarbatif.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2.  Est-ce aujourd’hui encore nécessaire pour accéder à la profession ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour  vulgariser des sciences difficiles, les meilleures formations ont deux  origines :</p>
<p style="text-align: justify;">-         la <strong>philosophie</strong>, qui permet d’élaborer des discours en prenant  conscience de la valeur des mots (tous les journaliste radio traitant de  science à la station France Culture sont des philosophes de formation,  aimant la science). Etienne Klein, docteur physicien et chercheur au  Commissariat à l’énergie atomique français (CEA), a passé un doctorat et  une habilitation à diriger les recherches en philosophie. Il est  spécialiste du temps et des problèmes épistémologiques que ce dernier  soulève parfois en physique. Il est l’invité de toutes les émissions  radio ou TV à propos du CERN et est l’auteur de nombreux ouvrages de  vulgarisation, à des niveaux allant du doctorat de mathématique à celui  d’un enfant de 8 ans. Il a imposé l’idée que la seule façon de parler  des sciences fondamentales passait par la philosophie au point que le  CEA lui a créé un département spécifique.</p>
<p style="text-align: justify;">-         <strong>l’histoire</strong>, qui se raconte avec des faits humains et qui permet  de faire partager les points de vues des hommes et des femmes, notamment  s’il s’agit de femmes et d’hommes de science. Elle permet notamment de  faire passer le « comment ça marche » en partant de la genèse des  découvertes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui  compte pour un journaliste, ce n’est pas la quantité d’information qu’il  a accumulé, soit au cours de sa formation, soit au cours de sa  carrière, mais c’est son carnet d’adresse. Donc si les personnes qu’il a  côtoyées durant sa formation sont crédibles en tant que « personnes –  ressources », utilisables pour la rédaction d’articles, un rédacteur en  chef sera enclin à accorder sa confiance.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3.  Quelles formations ont les « jeunes » journalistes qui arrivent dans le  milieu ? Est-ce qu’ils sont performants sur le terrain ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">S’agissant  de la France, une partie des journalistes scientifiques provient des 4  ou 5 écoles de journalisme qui dispensent des formations spécialisées  (Lille, Bordeaux, Strasbourg, Paris). Les étudiants y font généralement  le tour des différentes techniques d’expression, ce qui leur permet de  rebondir plus facilement d’un média à l’autre et de poste en poste. Ces  formations leur permettent aussi d’oublier leur formation initiale en  science. Au final, à mon sens, peu nombreux sont ceux qui restent dans  ces domaines très étroits du métier tout au long de leur carrière. Il y  a, en effet, beaucoup plus de débouchés en dehors de la sphère  scientifique. Cependant, cette formation scientifique redevient un atout  en ce qu’elle apporte une capacité d’analyse et, sans doute, une  expérience de la démonstration par l’écrit…</p>
<p style="text-align: justify;">Une  autre partie provient des scientifiques qui ont renoncé à la course que  les systèmes de recherche leur ont prescrit, soucieux qu’ils sont  d’améliorer leur rang et leur visibilité sur la scène scientifique  internationale. En procédant à l’élimination de leurs « maillons  faibles », ces systèmes privilégient la productivité au dépends de la  créativité, une valeur qu’ils placent pourtant en première place. La  contradiction n’est qu’apparente car il convient <span style="text-decoration: underline;">avant tout</span> de  préserver la hiérarchie. Il est certain que ces scientifiques défroqués &#8211;  souvent borgnes &#8211; se retrouvent avec des avantages puisqu’ils entrent  ainsi au pays des journalistes vulgarisateurs, souvent aveugles… Ils  ont, de fait, l’aplomb des spécialistes et leur activité précédente leur  confère une autorité naturelle. Les expériences de vulgarisation qui  les laissent prendre le pouvoir ne portent pas leurs fruit les meilleurs  car ils laissent parfois de nombreux lecteurs sur le bord de leur  chemin.</p>
<p style="text-align: justify;">Si ces  deux populations finissent par se rejoindre, c’est dans la déception :  les salaires ne cessent d’être tirés vers le bas par l’afflux des  nouveaux venus, censés faire leurs preuves à bas coût. S’ils sont ainsi  facilement embauchés en début de carrière, ils deviennent vite  indésirables à mesure que leur savoir augmente et que ce dernier leur  permet de s’opposer potentiellement à la hiérarchie en place.  D’indésirables, ils finissent par devenir inemployables.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4.  Vers où va le journalisme scientifique ? Est-ce une profession qui a  encore de l’avenir ? Si oui/non pourquoi ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">De  moins en moins de lecteurs consacrent une part de leur budget à l’achat  de support de vulgarisation scientifique. Les revues françaises ont  toutes réduit leur voilure, voire périclité avec l’arrivée et la  démocratisation du Web. Soit ils trouvaient l’information utile  directement sur des sites spécialisés, soit les exemplaires achetés  s’accumulaient sans avoir pu être lus faute de temps. Le modèle  économique de la presse payante a été particulièrement mis à mal dans la  presse scientifique. Plusieurs grandes revues de vulgarisation ont  perdu un trop grand nombre de lecteurs, ou abandonné une partie de leurs  contenus difficiles d’accès.</p>
<p style="text-align: justify;">En  parallèle, un autre phénomène sociétal était à l’œuvre dans la France  des années 2000 : la disparition de « l’<em>homo criticus</em> » au profit  de « l’<em>homo festivus</em> ». Cette mutation a sans doute eu raison de  nombreuses vocations naissantes. Le chômage des élites s’est avéré  infiniment plus fort pour repousser les publics étudiants que l’attrait  du savoir qui prévalait, par exemple, au lendemain de la première guerre  mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors  que dans les années 1980, les écoliers français étaient poussés vers les  sciences par un système scolaire récompensant la réussite dans les  matières scientifiques, nombreux sont ceux qui se sont retrouvés éjectés  des carrières qu’ils visaient. Les crises multiples et la concurrence  internationale se sont chargées d’écrémer sans ménagement la population  des bons élèves qui n’avaient pas trouvé de poste. Le mécanisme est  assez évident, mais semble avoir été passé sous silence par nos  dirigeants tant les systèmes scolaires des états développés sont  élitistes par essence.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un  contexte européen de retrait de la puissance publique, notamment du  financement de la recherche, le nombre des postes ouverts aux étudiants  nationaux a diminué. Les investisseurs privés mettant l’accent sur  l’excellence, la concurrence s’est ouverte à l’international. Résultat :  la formule des années 1975 « <em>des chercheurs qui cherchent, on en  trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche </em>», s’est  transformée en un simple permis d’éliminer, s’illustrant avec des  politiques successives de « dégraissage de mammouth ».</p></p>

<div style="text-align: justify;"><dl id="attachment_96"> <dt><a href="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/gros-mamouth.jpg"><img title="gros-mamouth" src="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/gros-mamouth.jpg" alt="Un mamouth-peluche" width="270" height="270" /></a></dt> <dd>Le mamouth est un animal préhistorique qui n&#8217;a  pas su évoluer</dd> </dl></div>

<p><p style="text-align: justify;">Aujourd’hui,  de nombreuses caissières de supermarché possèdent un mastère de chimie  ou parfois un doctorat de physique nucléaire, des contrôleurs de train  sont d’anciens biologistes et des Docteurs es sciences restent  généralement stagiaires ou même parfois bénévoles jusqu’à des âges  avancés. Le gâchis est généralisé et total, car les intéressés se  désintéressent des sciences qui ne les ont menés nulle part. Ils cessent  de pousser leurs enfants et c’est sans doute par là qu’a été finalement  atteint l’<em>homo criticus</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">La  crise des vocations est générale dans toutes les sciences dures. En  témoignent les articles récurrents de revues spécialisés telles que <em><a href="http://physicsworld.com/" target="_blank">Physics World</a></em>, l’excellent journal de l’<em>Institute  of Physics</em>, ou <em><a href="http://www.larecherche.fr/" target="_blank">la Recherche</a></em> qui a longtemps conservé un lien fort avec la recherche publique menée  en France. Elles s’en sont émues parce que c’était à leurs lecteurs  potentiels que cette crise s’attaquait…</p>
<p style="text-align: justify;">Le  tableau noir des sciences est peut-être entrain de cesser d’accepter des  marques de craie blanche. Il restera simplement noir.</p></p>

<div style="text-align: justify;"><dl id="attachment_95"> <dt><a href="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/alice_reine_rouge.jpg"><img title="alice_reine_rouge" src="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/alice_reine_rouge.jpg" alt="La reine Rouge court afin de se maintenir sur place. Elle entraine  Alice dans sa course sans fin, à l'image de la compétition généralisée  de nos sociétés mouvantes." width="241" height="150" /></a></dt> <dd>Les journalistes  scientifiques courent après leur profession.</dd> </dl></div>

<p><p style="text-align: justify;">Dans ce  paysage accablant, les journalistes scientifiques peuvent toujours  continuer de ramer comme le faisait la reine Rouge de Lewis Carol, qui  courait simplement pour se maintenir sur place… Le courant de la rivière  de la course à la rentabilité risque de se transformer en rapide,  entrainant tous les coureurs, sans exception, vers le trou noir de  l’oubli !</p>
<p style="text-align: justify;">Claude  Reyraud</p></p>
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		<title>Adrian Mathews</title>
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		<pubDate>Wed, 26 May 2010 07:25:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nitroglobus A</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biographies]]></category>

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		<description><![CDATA[Adrian Mathews was born in 1957, and brought up in South London, the oldest of four children. His mother is Czech (from Northern Bohemia) and his father English, a nurse and artist respectively. He attended St. Benedict&#8217;s School in Ealing, West London, and won a scholarship at Cambridge University, where he read English literature. After [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Adrian Mathews was born in 1957, and brought up in South London, the oldest of four children. His mother is Czech (from Northern Bohemia) and his father English, a nurse and artist respectively. He attended St. Benedict&#8217;s School in Ealing, West London, and won a scholarship at Cambridge University, where he read English literature. After graduating (with a double first), he remained at the University as a Bye-Fellow of his college. Throughout his years in Cambridge, he was involved in student journalism, editing a weekly magazine, writing short stories, film and theatre reviews for a number of publications and developing a life-long love of cinema.</p>

<p><p style="text-align: justify;">He has taken on a variety of part-time jobs since his early teens, from assistant in a DIY store to butcher, farm hand and voice actor, though his main career was in teaching. From 1983 to 1986, he taught English language and literature in French universities. On his return to England, he worked variously as Assistant to the Director of the National Poetry Secretariat, for the BBC’s &#8216;Radio Times&#8217; magazine and as a teacher at Christ&#8217;s Hospital, the 16<sup>th</sup>-century “bluecoat” foundation in West Sussex. From 1988 to July 2001 he was a lecturer in English literature at London University&#8217;s Institute of Advanced Studies in Paris, the British Institute. In addition to teaching, he has been involved in journalistic, writing, broadcasting, copywriting and translating activities. In  1994 his critical history of 19th-century English literature, <em>Romantics and Victorians</em>, was published in Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Adrian Mathews is a former prize-winner in the UK National Poetry Competition and his poetry has appeared in a variety of publications, including London&#8217;s <em>Literary Review</em> and <em>The Independent</em>. He has also published short stories, receiving early encouragement from writer Laurie Lee who awarded him first prize in a BBC short story competition; another story, ‘The Garden of Nails’ was published in the British Council’s anthology, <em>New Writing 9</em>. His first novel, <em>The Hat of Victor Noir</em> (1996), a mystery story set in Paris, has recently been re-issued to critical and popular acclaim in French translation.  His second novel, <em>Vienna Blood </em>(1999), won the prestigious Crime Writer’s Association Silver Dagger Award. It was also published in the United States and translated into German, Spanish and Japanese. His third novel, <em>The Apothecary’s House</em> (2005), was shortlisted for the CWA Ian Fleming “Best Thriller of the Year Award” and translated into French, German, Portuguese, Spanish, Russian, Hungarian and Lithuanian. An unabridged audio version of the novel was produced, read by the author.</p></p>

<p><div id="attachment_27" class="wp-caption aligncenter" style="width: 197px"><a href="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/TheApothecarysHouse-UK-PB.jpg"><img class="size-medium wp-image-27" title="TheApothecary'sHouse-UK-PB" src="http://blog.reycom.org/wp-content/uploads/TheApothecarysHouse-UK-PB-197x300.jpg" alt="La couverture du livre d'Adrian Mathews The Apothecary House" width="197" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">La couverture du livre d&#39;Adrian Mathews The Apothecary House</p></div>
<p style="text-align: justify;">Adrian Mathews presently works part-time as English-language advisor to the Centre for Strategic Analysis (the French Prime Minister’s policy-defining unit), and was responsible for the English text of <em>EuroWorld 2015: A European Strategy for Globalisation</em> (2008), a book commissioned by the French government, setting forth a strategic vision for post-2010 Europe to launch the French Presidency of Europe. He is also on the Louis Vuitton “City Guide” team, teaches a weekly course on contemporary literature and writes in whatever time is left. He has travelled widely, given readings in many countries and taught creative writing at the University of Sibiu in Romania. His passions include reading, watercolour painting, world cinema, photography, cycling, walking, wining, dining and horse-riding. He has now lived more than half his life in France and, with his daughter Lizzie, divides his time between Left Bank Paris and a remote 18<sup>th</sup>-century farmhouse in the Touraine region. He is presently completing a new novel, a thriller set in the rural wilds of Upstate New York.</p></p>
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		<title>Qu&#8217;est-ce que la philologie ?</title>
		<link>http://blog.reycom.org/archives/50</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 19:44:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nitroglobus A</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interventions]]></category>
		<category><![CDATA[Philologie]]></category>
		<category><![CDATA[appliqué]]></category>
		<category><![CDATA[base]]></category>
		<category><![CDATA[connaissances]]></category>
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		<category><![CDATA[informations]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[savoirs]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici les définitions livrées par le blog de Abdeslam Slimani : Article Larousse Philologie : nom féminin, (latin philologia, du grec) Ancienne science historique qui a pour objet la connaissance des civilisations passées grâce aux documents écrits qu&#8217;elles nous ont laissés. Étude d&#8217;une langue, fondée sur l&#8217;analyse critique de textes écrits dans cette langue. Établissement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Voici les définitions livrées par le blog de <span style="color: #1254ed;"><a href="http://www.marocagreg.com/forum/sujet-la-philologie-1955.html">Abdeslam Slimani</a> :</span></p>

<p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: trebuchet MS; color: #000000; font-size: small;">Article Larousse
<strong>Philologie :</strong>
nom féminin, (latin philologia, du grec)
</span></span></p></p>

<ul style="text-align: justify;">
    <li><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: trebuchet MS; color: #000000; font-size: small;"> Ancienne science historique qui a pour objet la connaissance des civilisations passées grâce aux documents écrits qu&#8217;elles nous ont laissés.</span></span></li>
    <li><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: trebuchet MS; color: #000000; font-size: small;"> Étude d&#8217;une langue, fondée sur l&#8217;analyse critique de textes écrits dans cette langue.</span></span></li>
    <li><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: trebuchet MS; color: #000000; font-size: small;"> Établissement ou étude critique de textes, par la comparaison systématique des manuscrits ou des éditions, par l&#8217;histoire.</span></span></li>
</ul>

<p><p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: trebuchet MS; font-size: small;"><strong>&laquo;&nbsp;Une science des documents écrits</strong>
La philologie se définit comme la science des documents écrits, du point de vue de leur étude critique, de leurs rapports avec la civilisation, de l&#8217;histoire des mots et de leur origine. Elle est ainsi, en elle-même, une discipline complète. Outre son apport documentaire, elle caractérise indirectement une méthode de critique littéraire ; l&#8217;écrit doit être entendu de manière littérale – le mot inscrit sur la page –, et assurer, par une analyse lexicologique, sémantique, stylistique, le tracé de médiations qui permettront de dessiner une totalité : celle de l&#8217;œuvre, celle des œuvres, celle de la culture qui comprend ces œuvres.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><span style="font-size: x-small;"><span style="font-family: trebuchet MS; font-size: small;"><span style="color: #ffffff;">I</span>
</span></span></span></p></p>

<p><address style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">L&#8217;idée constante est que la singularité du texte écrit témoigne, par cet écart, de son insertion dans une histoire et dans un ensemble, qui ont une fonction régulatrice, mais qui sont encore aptes à recueillir cet écart et à être réformés par lui, suivant la suggestion de Leo Spitzer : « La déviation stylistique de l&#8217;individu par rapport à la norme doit représenter un pas historique franchi par l&#8217;écrivain ; elle doit révéler une mutation dans l&#8217;âme d&#8217;une époque. »</span></address> <address style="text-align: justify;"><span style="color: #ffffff;">I</span></address> <address style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><span style="color: #ffffff;">î</span>
</span></address>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><strong>La philologie antique</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Les véritables créateurs de la philologie sont les grammairiens groupés autour des bibliothèques rassemblées par les souverains hellénistiques, à Pergame et surtout à Alexandrie : Aristophane de Byzance, Aristarque, Zénodote. Héritiers des sophistes, qui discutaient dans leurs écoles de l&#8217;interprétation des poètes et surtout d&#8217;Homère, ils se sont attachés à retrouver, dans la masse des variantes et des gloses, le texte authentique des grands écrivains du passé. L&#8217;érudition philologique s&#8217;efforce en même temps de trouver la clé de l&#8217;œuvre dans son référent : elle reconstitue des réalités disparues (d&#8217;Homère à Virgile ou Properce) « de crainte que le poème ne meure avec son référent » (M. Riffaterre, la Production du texte). Dès le IIe s. avant J.-C., les Grecs introduisent cette science (et ses méthodes) à Rome : au Ier s. avant J.-C., Varron fournit, dans son De lingua latina, un monument philologique qui restera un modèle jusqu&#8217;à la fin de l&#8217;Antiquité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">La renaissance littéraire du IVe s. après J.-C. s&#8217;est accompagnée d&#8217;une étude fervente des Anciens que l&#8217;on édita avec des commentaires : par exemple celui de Servius sur Virgile ou celui de Macrobe sur le Songe de Scipion. Avec le christianisme, qui ramène tout écrit à l&#8217;Écriture, la philologie antique tombe, en Occident, dans l&#8217;oubli, mais elle survit à Byzance : ainsi les sommes lexicographiques de Photios (VIIIe s.) et de Suidas (Xe s.), le commentaire des poèmes homériques par Eustathe de Thessalonique (XIIe s.) ou l&#8217;édition complète des œuvres de Plutarque par Maxime Planude (1260-1330).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;"><strong>L&#8217;étude philologique moderne</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">La Renaissance remet à l&#8217;honneur l&#8217;étude des Anciens et retrouve à cette fin les méthodes de la philologie antique, grâce en particulier à l&#8217;arrivée des savants byzantins chassés par la chute de Constantinople. D&#8217;autre part, l&#8217;impression et l&#8217;édition des textes conduisent tout naturellement à un travail de critique interne de ceux-ci, favorisé aussi par l&#8217;émergence du nouvel esprit scientifique : dès 1528, H. Estienne tient compte de la valeur respective des manuscrits qu&#8217;il imprime. À la fin du XVIe siècle, Scaliger et Casaubon développent la méthode philologique et ajoutent à leurs éditions des listes de variantes (apparat critique). Cette critique formelle des textes connaît aux XVIIe et XVIIIe s. un développement brillant aux Pays-Bas (Vosius, Heinsius, Grotius) et en Angleterre avec Richard Bentley (1662-1742). Le XIXe s. est dominé par la philologie allemande, représentée par C. Heyne (1729-1812), qui conçoit l&#8217;idée d&#8217;une « science de l&#8217;Antiquité » (<em>Altertumswissenschaft</em>), par F. A. Wolf (1759-1824) et ses disciples A. Boeckh (1785-1867) et K. Lachmann (1793-1851), qui affinent les techniques de la classification des manuscrits et de l&#8217;établissement des textes (méthode dite des &laquo;&nbsp;fautes communes&nbsp;&raquo;).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">À la fin du XIXe s., le sens du mot philologie recouvre une certaine ambiguïté : si pour les uns c&#8217;est l&#8217;étude des documents écrits et de leur transmission, pour d&#8217;autres c&#8217;est « la science universelle de la littérature », ou bien « l&#8217;étude générale des langues ». En fait, la philologie, qui s&#8217;était constituée à l&#8217;époque de la Renaissance comme la première des sciences humaines, a fini par éclater, au fur et à mesure de l&#8217;émergence et de l&#8217;élaboration de celles-ci (histoire, linguistique, critique littéraire, stylistique). Son objet s&#8217;est à la fois restreint et précisé : aujourd&#8217;hui, l&#8217;étude philologique se réduit à l&#8217;établissement du texte, c&#8217;est-à-dire sa datation, son déchiffrement, sa critique interne (établissement des variantes et de la meilleure lecture), éventuellement son commentaire (références facilitant la lecture et appareil critique garantissant son authenticité). Toutes ces données peuvent être ensuite exploitées par l&#8217;historien, le critique littéraire ou le linguiste.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Philologie française sur le <a href="http://www.unil.ch/fra/page10975.html">site de l&#8217;université de Lausane</a> (Suisse).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #333333;">Blog consacré à <a href="http://azadc.blogspot.com/">la critique littéraire</a>.&nbsp;&raquo;</span></p></p>

<div style="text-align: justify;"><span style="font-size: x-small;">
</span></div>

<p><p style="text-align: justify;">Au sens universitaire et historique, la philologie ne concerne bien évidemment que les textes et l&#8217;écriture. Qu&#8217;en serait-il d&#8217;une telle démarche élargie aux images et aux sons contemporains ?</p></p>
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		<title>Sans le savoir, certains le font</title>
		<link>http://blog.reycom.org/archives/1</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 19:04:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nitroglobus A</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interventions]]></category>

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		<description><![CDATA[Philologie ? Pourquoi avoir choisi ce mot ? Selon Wikipedia, la philologie est la science qui traite d&#8217;une langue d&#8217;un point de vue historique, à partir de documents écrits. Elle vise à rétablir le contenu original de textes connus par plusieurs sources, c’est-à-dire à choisir le meilleur texte possible à partir de manuscrits, d&#8217;éditions imprimées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Philologie ? Pourquoi avoir choisi ce mot ? Selon Wikipedia, la <strong>philologie</strong> est la science qui traite d&#8217;une langue d&#8217;un point  de vue <a title="Linguistique historique" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Linguistique_historique">historique</a>, à  partir de documents écrits. Elle vise à rétablir le contenu original de  textes connus par plusieurs <a title="Source (information)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Source_%28information%29">sources</a>, c’est-à-dire à choisir le  meilleur texte possible à partir de manuscrits, d&#8217;éditions imprimées ou  d&#8217;autres sources disponibles (citations par d’autres auteurs,  graffiti ancien), en comparant les versions conservées de ces textes,  ou à rétablir le meilleur texte en corrigeant les sources existantes.</p>

<p><p style="text-align: justify;">Cette définition transposée au sens plus général de la recherche de vérité ou de l&#8217;établissement d&#8217;une certitude pourrait s&#8217;appliquer au travail du journaliste, à condition d&#8217;ajouter les témoignages directs aux sources d&#8217;informations que ce dernier se doit de croiser à l&#8217;instar du philologue. Bref, un mot désuet et général qui a le mérite de rester d&#8217;une grande actualité à l&#8217;heure de la presse gratuite et des milliers de pages du web. En effet, l&#8217;abondance des sources identiques qui reproduisent les mêmes citations et discours n&#8217;est pas d&#8217;un grand secours pour établir des vérités. Heureusement certaines consciences se rebellent lorsque les penseurs en ronds s&#8217;installent aux commandes. Il y a sans doute plus de philologues que de vagues bloggeurs cherchant un sujet d&#8217;inspiration. Du moins, restons optimistes sur ce point&#8230;</p>
Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, exerçons nous à (re)devenir philologue !
<p style="text-align: center;"><img src="http://blog.reycom.org/wp-content/plugins/flash-video-player/default_video_player.gif" /></p>
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<p style="text-align: left;">Pour d&#8217;autres vidéos, voir le site de <a title="Reycom" href="http://www.reycom.org">Reycom</a>.</p>
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